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Généralités
Le post-partum concerne la période qui suit
un accouchement. C'est une phase de
récupération pendant laquelle il s'agit de
revenir à l'état antérieur à la grossesse
tant sur le plan physique et hormonal que
sur le plan psychologique et sexuel.
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Les semaines qui suivent la naissance d'un enfant correspondent
à une période de transition, riche en émotions diverses, pendant
laquelle il y a récupération physique, adaptation des rythmes
veille/sommeil et réorganisation de la vie conjugale. Sur le
plan sexuel, c'est une période souvent difficile pour la femme
elle-même et pour le couple.
Le comportement sexuel féminin est presque toujours modifié par
la grossesse. Dans la majorité des cas, l'intérêt sexuel
diminue, parfois dès les premières semaines de la gestation,
avec une prédominance lors du dernier trimestre. Ces
modifications relèvent de plusieurs causes, à la fois physiques
et psychologiques, qui influencent plus ou moins fortement le
désir sexuel.
Sur le plan physique
Les nausées et la fatigue du premier trimestre peuvent avoir
abouti dès le début de la grossesse à une nette diminution de
fréquence des rapports sexuels. En général, l'activité sexuelle
reprend pendant le deuxième trimestre, quoique certaines femmes
disent n'avoir aucun désir pendant ces neuf mois. Pendant le
dernier trimestre les contraintes physiques liées à
l'augmentation de volume du ventre ne facilitent pas la vie
sexuelle d'une majorité de couples, d'autant plus que de
nombreux futurs parents craignent de faire courir un risque au
fœtus lors des relations sexuelles.
Cette modification fréquente de la sexualité du couple, qui se
produit avant même que la femme ait accouché, ne rend pas les
choses faciles dans la période du post-partum.
En règle générale le désir sexuel est favorisé par un bon état
général, une disponibilité à l'autre et une confiance suffisante
en ses capacités de séduction.
Or, dans la période du post-partum, la femme n'est pas dans des
conditions favorables sur le plan sexuel. La fatigue, les
modifications hormonales, la douleur, le manque de sommeil,
l'inquiétude vis-à-vis de l'état de santé du nouveau-né, le fait
d'avoir une silhouette encore différente, tout concourt à
perturber les élans sexuels que la femme pensait retrouver
immédiatement après l'accouchement.
La fatigue
Si l'accouchement ne peut en rien se comparer à une opération
chirurgicale, quand bien même il a lieu dans un hôpital ou une
clinique, il est incontestable que l'organisme de la jeune maman
a dû fournir un effort considérable dont les conséquences
immédiates se font sentir. La joie d'avoir mis au monde un bébé
attendu pendant neuf mois, presque une année, n'enlève rien à la
fatigue réelle. Fatigue encore plus marquée s'il y a eu une
anesthésie, des saignements ou une hémorragie, un travail très
long ou une césarienne. Après les quelques jours passés à la
maternité avant de regagner le domicile, la fatigue de
l'accouchement n'est pas encore éliminée.
Les bouleversements hormonaux
Les autres éléments en jeu sont liés à des bouleversements
hormonaux, en particulier la sécrétion de la prolactine, hormone
de l'allaitement, dont l'action sur la libido est frénatrice. Le
cycle ovarien hors grossesse ne se rétablit pas immédiatement
après l'accouchement, il faut attendre le retour de couches,
environ quatre à six semaines après, pour que les règles
réapparaissent et que la fonction ovarienne ait repris son
cours.
Par ailleurs l'épisiotomie, couramment pratiquée lors de
l'accouchement, occasionne pendant deux à trois semaines des
douleurs génitales dont la vivacité, pas toujours bien expliquée
à l'accouchée, peut inquiéter.
La dette de sommeil
Le manque de sommeil est un autre facteur important du manque de
désir sexuel car la mère est en perpétuelle dette de sommeil, ce
qui chez certaines femmes est particulièrement difficile à
vivre. En cas d'allaitement maternel la mère est obligée de se
réveiller tôt, de se coucher tard et de se lever la nuit pour
les tétées nocturnes... abandonnant tout espoir d'une nuit
complète dans l'immédiat. Pour peu qu'il y ait d'autres enfants
il est difficile de compter sur des siestes pour récupérer.
Les aspects psychologiques
En plus des causes physiques, il ne faut pas négliger tous les
aspects psychologiques. Avoir l'esprit libre et disponible est
difficile avec un tout petit bébé qui dépend complètement de ses
parents. Surtout si c'est le premier : la jeune maman est
préoccupée par son nouveau rôle et ses nouvelles
responsabilités, ce qui laisse peu de place aux élans érotiques.
Enfin il ne faut pas oublier que nombre de femmes ont besoin de
se sentir "bien dans leur peau" et séduisantes pour éprouver du
désir et que pendant la période qui suit l'accouchement se voir
avec des kilos à perdre, des vergetures ou le visage fatigué,
n'est pas favorable à l'épanouissement du désir sexuel.
Une période de transition
La période du post-partum est donc une période de transition
entre le statut de femme enceinte et celui de mère, mère dont le
rôle est avant tout de s'occuper de l'enfant qui vient de
naître. C'est souvent au bout de quelques semaines que
réapparaîtra le statut de femme et d'épouse, et avec lui la
possibilité de retrouver du désir. Il est donc important que le
mari ou le compagnon sache redonner confiance à son épouse en la
regardant comme une femme et non comme une mère, sans pour
autant manifester trop d'agacement quand le désir n'est pas
présent.