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Qu'est-ce
que c'est ?
La puberté correspond à l'ensemble des
modifications corporelles et psychologiques
qui permettent le passage de l'enfance à
l'âge adulte. On parle de puberté précoce
lorsqu'elle commence avant 8 ans chez une
fille ou avant 10 ans chez un garçon.
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L'augmentation aujourd'hui préoccupante du nombre de pubertés
précoces est mal comprise. La responsabilité d'agents polluants
a été discutée ces derniers temps aux Etats-Unis, mais il n'y a
encore aucune certitude. En effet, certaines substances
utilisées dans l'agroalimentaire (insecticides, fertilisants)
possèdent des propriétés voisines de celles des œstrogènes
(hormones produites pendant la puberté des filles), ce qui est
forcément troublant.
Les modifications corporelles de la puberté sont caractérisées
par l'apparition des caractères sexuels secondaires mais
également par des modifications très importantes de la vitesse
de croissance.
Chez la petite fille,
le premier signe pubertaire correspond en principe au tout début
de développement des seins. Ils peuvent être douloureux au
début, ce qui attire l'attention mais n'est pas grave en soi.
Parallèlement la croissance s'accélère pendant 18 mois à 2 ans
en moyenne (jusqu'aux premières règles) puis ralentit ensuite
pour s'arrêter le plus souvent entre 18 mois et 2 ans après les
premières règles. La pilosité sexuelle du pubis et des aisselles
commence le plus souvent quelques mois après l'apparition des
seins. On parle de puberté précoce chez une fille lorsque ces
signes commencent avant 8 ans, de puberté avancée lorsque les
signes commencent entre 8 et 9 ans, l'âge moyen de début
habituel en France étant de 10 ans et demi.
Chez les garçons,
le premier signe de puberté est l'augmentation du volume
testiculaire, ce qui est souvent méconnu au tout début. En
effet, la pilosité sexuelle et les modifications de la verge ne
surviennent que plusieurs mois après, voire presque un an plus
tard. La vitesse de croissance s'accélère alors de façon très
importante ce qui est remarqué par l'entourage, alors que les
premiers signes pouvaient avoir été totalement méconnus pendant
plus d'un an si l'enfant n'a pas voulu en parler. On parle de
puberté précoce chez un garçon lorsque ces signes commencent
avant 10 ans, de puberté avancée lorsque les signes commencent
entre 10 et 11 ans, l'âge moyen de début habituel en France
étant de 12 ans.
On distingue trois situations très différentes : les pubertés
précoces vraies d'origine centrale ou hypophysaire, les
pseudo-pubertés précoces d'origine "périphérique" non
hypophysaire et les pubertés précoces partielles ou dissociées
Les pubertés précoces vraies
D'origine "centrale" ou hypophysaire, ce sont les plus
fréquentes. Elles sont dues à une activation prématurée de
l'hypophyse qui est une petite glande située au milieu du
cerveau, d'ou le nom de glande "centrale" utilisé par les
médecins. De plus le rôle de l'hypophyse (elle-même sous
contrôle d'une autre zone cérébrale, l'hypothalamus) est
essentiel dans le fonctionnement de la plupart des autres
glandes dites périphériques (ovaires et testicules mais aussi
thyroïde, glandes surrénales...). Ainsi, c'est cet axe
hypothalamo-hypophysaire qui détermine le démarrage de la
puberté en contrôlant le fonctionnement des ovaires et des
testicules.
Les pubertés précoces d'origine centrale sont beaucoup plus
fréquentes chez les filles que chez les garçons. La plupart du
temps aucune maladie n'est retrouvée à leur origine. Plus rares
mais également possibles chez les garçons, elles nécessitent
toujours plus de prudence afin de s'assurer qu'il n'y a pas de
cause à leur origine. Lorsque ceci a été éliminé, le traitement
et la prise en charge devient alors aussi simple que chez les
filles.
Les pseudo-pubertés précoces
D'origine "périphérique" non hypophysaire, elles sont beaucoup
plus rares, c'est le spécialiste qui en fera le diagnostic,
précisera la cause non hypophysaire (ovarienne, testiculaire ou
surrénalienne) et décidera du traitement.
Les pubertés précoces partielles ou dissociées
Le développement prématuré et isolé des seins chez la petite
fille de moins de trois ans ou l'apparition prématurée et isolée
de la pilosité sexuelle, en sont deux exemples. Ces situations
sont assez fréquentes. Elles n'ont en principe aucune gravité
lorsque le signe sexuel reste isolé et sont alors à considérer
comme une variante de la normale. Par contre, elles nécessitent
toujours un avis médical et une surveillance pour être sûr
qu'elles ne vont pas évoluer ensuite vers une puberté précoce
authentique.