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Qu'est-ce
que c'est ?
C'est l'arrêt volontaire d'une grossesse.
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De tout temps, les femmes ont arrêté des grossesses qu'elles
étaient dans l'impossibilité de poursuivre. Ces IVG étaient
faites dans la clandestinité, entraînant des complications
graves. En France, depuis 1975, la loi Veil autorise les IVG,
confiant leur réalisation au corps médical dans un cadre légal
très précis.
En France, la loi Veil (1975) et la loi du 4 Juillet 2001
stipulent que :
• la décision d'une IVG dépend pour la femme majeure de sa seule
décision. Elle seule est juge de la possibilité de garder ou non
la grossesse. Elle n'a d'autorisation à obtenir ni de son
partenaire ni d'un médecin ;
• pour la femme mineure, non émancipée, le consentement de l'un
des titulaires de l'autorité parentale, ou, le cas échéant, du
représentant légal, peut être recueilli, sauf si la femme
mineure désire garder le secret : dans ce cas, elle se fait
accompagner dans sa démarche, par la personne majeure de son
choix ;
• cette IVG est autorisée avant la fin de la douzième semaine de
grossesse, ce qui correspond à dix semaines d'aménorrhée (abscence
de règles). L'aménorrhée est comptée à partir de la date des
dernières règles ;
• Le médecin sollicité par une femme en vue de l'interruption de
sa grossesse doit, dès la première visite, informer celle-ci des
méthodes médicales et chirurgicales d'interruption de grossesse
et des risques et des effets secondaires potentiels ; il doit
lui remettre un dossier-guide comportant le rappel des
dispositions des articles de loi concernant l'IVG, la liste et
les adresses des organismes et établissements où sont effectuées
des interruptions volontaires de grossesse.
Cette disposition de la loi pourrait aussi être revue
prochainement et le délai légal porté à 12 semaines de
grossesse.
Avant la réalisation de l'IVG
La femme doit consulter deux fois un médecin.
Une première fois pour lui faire part de son désir de pratiquer
une IVG et une deuxième fois, huit jours plus tard, pour
confirmer cette décision (délai de réflexion). Toutefois, ce
délai peut être raccourci en cas d'urgence, c'est-à-dire si ce
délai de huit jours fait sortir la patiente des douze semaines
de grossesse où sont autorisées les IVG. Ces deux consultations
peuvent être faites par des médecins différents. Dans ce cas, le
premier médecin doit faire un certificat attestant que la
patiente a bien demandé une IVG à telle date.
Avant et après la réalisation de l'IVG :
Il est systématiquement proposé à la femme majeure une
consultation avec une personne ayant satisfait à une formation
qualifiante en conseil conjugal ou de conseil familial ou toute
autre personne qualifiée d'un établissement d'information, de
consultation ou de conseil familial, un centre de planification
ou d'éducation familiale, un service social ou un autre
organisme agréé. La consultation préalable comporte un entretien
particulier au cours duquel une asistance ou des conseils
appropriés à la situation de l'intéressée lui sont apportés.
Pour la femme mineure non émancipée et célibataire, la
consultation préalable est obligatoire et l'organisme concerné
doit lui délivrer une attestation de consultation. Si elle
exprime le désir de garder le secret à l'égard des titulaires de
l'autorité parentale ou de son représentant légal, elle doit
être conseillée sur le choix de la personne majeure susceptible
de l'accompagner dans sa démarche.
Après l'intervention, une deuxième consultation, ayant notamment
pour but une nouvelle information sur la contraception, est
obligatoirement proposée aux mineures.
Caractéristiques de l'IVG
• L'IVG peut être réalisée uniquement dans des centres agréés.
Ceux-ci doivent dépendre de services hospitaliers publics ou
privés. Un médecin peut refuser de pratiquer une IVG (clause de
conscience) mais il doit en avertir la patiente dès la première
consultation.
• Le prix de l'IVG est fixé par le gouvernement et est remboursé
à 75 %. De nombreuses mutuelles prennent en charge le
complément.
• Enfin, toute femme étrangère demandant une IVG peut l'obtenir,
à condition de pouvoir justifier d'au moins trois mois de
résidence en France, sauf s'il y a eu une démarche réalisée pour
le bénéfice de la convention de Genève du 28 Juillet 1951 sur le
statut des réfugiés politiques.