|
•
Qu'est-ce
que c'est ?
Il est plus juste de parler de handicaps au
pluriel car le terme définit toute maladie
responsable d'incapacité à effectuer les
actes de tous les jours. Des désavantages
majeurs qui ouvrent droit à des aides de la
Caisse d'allocations familiales.
|
|
Le professeur Wood de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
a établi en 1980 une classification des handicaps à partir des
diverses déficiences rencontrées : déficience mentale,
déficience du langage, déficience motrice, déficience
sensorielle (vue et ouïe), déficience cardiaque, déficience
rénale, déficience hépatique, déficience esthétique... La
déficience caractérise un mauvais ou un non-fonctionnement d'un
organe ou d'un système. Elle est responsable d'une incapacité à
effectuer des actions et conduit à un désavantage ou handicap.
Le terme handicap vient de l'expression anglaise "hand in a cap"
("main dans un chapeau"), utilisée sur les champs de course
hippique. Les propriétaires des meilleurs animaux devaient tirer
dans un chapeau la distance supplémentaire que leur cheval avait
à parcourir par rapport aux autres concurrents. Ce fait marquait
donc une supériorité dans ses performances physiques. Le
handicap ou désavantage n'est pas une maladie proprement dite ;
il définit des difficultés dans divers domaines. C'est une
conséquence, au niveau social, d'une affection responsable d'une
déficience d'un organe ou d'une fonction. Le résultat en est une
incapacité à effectuer des gestes ou actions quotidiens.
Les causes, étant celles de la maladie d'origine, sont très
variées. Le handicap peut être acquis après un accident
(domestique, de la circulation), une grossesse difficile, un
accouchement difficile, une infection (méningite,
poliomyélite, encéphalite). Il peut être héréditaire, par
l'atteinte d'un
chromosome (en plus, en moins ou anormal dans sa forme) ou
d'un composant d'un chromosome appelé gène. Mais malgré tout, en
l'état actuel de la science, beaucoup de handicaps demeurent
sans cause connue.
De la déficience au polyhandicap
Les déficiences mentales
sont multiples. Elles comportent les troubles liés aux
difficultés intellectuelles et d'apprentissage, les troubles du
langage et de la compréhension (dyslexie, dysphasie), les
troubles du comportement (enfant hyperactif, instabilité
psychomotrice), les troubles de la relation et de la
personnalité (autisme, psychose).
Les déficiences motrices
comprennent les Infirmités motrices cérébrales - IMC -
proprement dites, sans atteinte de l'intelligence (paraplégie
ou diplégie, hémiplégie cérébrale infantile, athétose) et les
infirmités motrices d'origine cérébrale - IMOC - au cours
desquelles les possibilités intellectuelles sont réduites. Ces
deux catégories trouvent leur origine au niveau du cerveau, là
où se situe la commande nerveuse des muscles. D'autres
déficiences motrices ont comme origine une atteinte des nerfs
dans le cadre des neuropathies périphériques (au niveau de la
moelle épinière) ou une maladie des muscles caractérisant les
myopathies (myopathie de Duchenne de Boulogne, myopathies
mitochondriales).
Les déficiences sensorielles
concernent les atteintes de la vision. On parle d'amblyopie
lorsque l'acuité visuelle est inférieure à deux dixièmes (2/10)
; la cécité est l'absence complète de vision, les deux déficits
constituant la malvoyance. La surdité est une perte de
l'audition à des degrés variables, avec au maximum une surdité
profonde (supérieur à moins quatre-vingt-dix décibels (-90 dB)).
La surdi-cécité associe les deux déficiences.
Le poly-handicap
n'est pas une association de plusieurs handicaps chez un enfant.
C'est un état qui se caractérise par une réduction importante de
l'autonomie motrice (l'enfant est capable de peu de mouvements
et la tenue de tête est souvent difficilement contrôlée), une
vie relationnelle réduite (pas ou peu de langage, réactions aux
sons, à la lumière et au toucher) et des capacités
intellectuelles faibles.