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Qu'est-ce
que c'est ?
La bronchiolite aiguë est une maladie virale
contagieuse très fréquente chez le
nourrisson (enfant de moins de 2 ans),
caractérisée par une obstruction des petites
bronches (bronchioles) à l'origine
d'encombrements et de sifflements
respiratoires, parfois graves chez l'enfant
de moins de trois mois. |
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En France, 25 % des nourrissons contractent chaque année une
bronchiolite, nécessitant l'hospitalisation de 2 à 5 % d'entre
eux. La fréquence de cette affection d'origine virale très
contagieuse augmente régulièrement depuis une dizaine d'années,
surtout dans les grandes villes.
Chaque année, une épidémie de bronchiolite survient entre
octobre et mars, avec un pic en décembre ou en janvier, selon
les régions du nord au sud. Ces épidémies engorgent les
consultations et les services hospitaliers, et posent un
véritable problème de santé publique.
Une infection virale très contagieuse
Les bronchiolites de l'enfant de moins de 2 ans sont dues à des
virus très courants, et en particulier au virus respiratoire
syncitial (VRS). L'infection à VRS chez l'enfant plus grand ou
l'adulte s'exprime en général par un rhume ou une
rhino-pharyngite. Mais chez le nourrisson, les bronches et
bronchioles étant plus étroites, l'inflammation occasionnée par
l'infection virale peut entraîner dans certains cas une
difficulté à l'écoulement de l'air, aboutissant au tableau de
bronchiolite.
Lorsqu'un VRS est présent dans une collectivité d'enfants, tous
sont contaminés mais pour des raisons mal connues, 20 à 30 %
d'entre eux vont présenter un tableau de bronchiolite. Cette
infection virale est extrêmement contagieuse, directement entre
enfants ou entre adultes et enfants, par voie aérienne
(gouttelettes émises lors de la toux), par les mains ou les
objets contaminés par les sécrétions nasales. De plus, il existe
de nombreux types de VRS, et d'autres virus (adénovirus,
myxovirus...) expliquant les possibles réinfections chez un même
enfant au cours d'un hiver.
Une gêne respiratoire
La maladie débute généralement par une rhinite ou
rhino-pharyngite "banale", pendant 24 à 48 heures, peu ou
modérément fébrile (38°-38°5) puis apparaissent une toux et des
difficultés respiratoires.
Cette toux est volontiers sèche au début, parfois saccadée en
quintes, le jour et la nuit. La respiration devient difficile et
s'accélère, et le passage rapide de l'air dans les bronches
rétrécies par l'inflammation peut se traduire par des
sifflements, en général entendus par le médecin avec un
stéthoscope, mais parfois audibles à distance à l'oreille.
Toutefois, ces sifflements peuvent manquer, surtout chez le tout
petit nourrisson, ce qui n'exclut pas le diagnostic de
bronchiolite. Des signes d'encombrement respiratoire sont
toujours présents, avec la nette sensation que le nourrisson
fait des efforts pour respirer.
Des symptômes d'épuisement du nourrisson
Cette gêne respiratoire peut d'ailleurs être importante,
entraînant un épuisement du nourrisson, avec des troubles
secondaires de l'alimentation (fausses routes, vomissements). Il
faut donc être particulièrement attentif à ces symptômes
d'épuisement, qui, associés à des risques de lutte (battements
des ailes du nez, creusement de la base du cou) voire dans les
cas graves à une pâleur, des sueurs, une cyanose (coloration
bleutée des lèvres), une somnolence, imposent l'hospitalisation.
Il existe un risque vital par apnée (blocage respiratoire) qui
est très rare, mais ces apnées survenant préférentiellement
avant 3 mois, il conviendra d'être très vigilant dans cette
tranche d'âge. Heureusement, la grande majorité des
bronchiolites sont d'évolution favorable en 8 à 10 jours, avec
une diminution de l'encombrement et de l'inflammation
bronchique. Elles peuvent être traitées à la maison par des
moyens simples dans 95 % des cas, et guérissent sans séquelles.